Un freeze un fait socilologique Savez-vous ce qu’est un FREEZE ?  La traduction littérale est « geler ». Au départ, il s’agit d’un groupe de participants anonymes et ne se connaissent pas entre eux. Tous réunis par l’entremise de facebook. À un signal donné, ce groupe d’individualités très éclectiques se fige et devient une véritable Oeuvre d’Art vivante. Grâce à cet instant de silence couplé d’une pause statique et un rendez-vous dans un bar environnant pour visionner les prises de vues, cette œuvre éphémère est source de lien social entre chacune de ces individualités. Certes, le FREEZE est intéressant sur le plan sociologique mais je revendique sa qualité d’œuvre d’Art. Pour ma part, le Freeze de ce samedi 7 février a été une expérience humaine riche et forte en émotion. En voici quelques aspects. Grâce à facebook, des gens qui ne se connaissaient ni d’Eve, ni d’Adam, entre 15 et 40 ans se sont donnés rendez-vous dans le Vieux-Lyon, place du Change. Il était environ 15H30. Il pleuvait et faisait froid. Une des personnes organisant le FREEZE, a précisé que le freeze « l’arrêt sur l’image » aurait lieu Place Saint Jean, devant la cathédrale. Petit à petit, la Place se peuplait de personnes complètement indifférentes les uns des autres. Bientôt, la fontaine Saint Jean-Baptiste fut encerclée. Le passage près de la Manécanterie des Antonins fut presque infranchissable. À un instant donné, un coup de mégaphone figea l’assistance. (La cloche de la cathédrale étant actuellement en répparation ). Comme par magie de conte de fée, chaque personne jusqu’alors en mouvement fut figée dans une position. La fée venait-elle de s’endormir ? L’un avec le pied levé, prêt à avancé d’un pas. Un autre prêt à croquer dans un pain au lait. Un autre, encore, sur le point d’enjamber une barrière tandis que son voisin est suspendu à son parapluie dont une force invisible le tire vers le ciel. Telles des pantins, dont le marionnettiste aurait suspendu le mouvement. Chaque individu, jusqu’alors indépendant se retrouve uni par un lien invisible le silence.
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